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 Il y a cent ans, les premiers chars français

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MessageSujet: Il y a cent ans, les premiers chars français   Dim 16 Avr 2017 - 6:33

L’arme blindée cavalerie, héritière des unités de blindés de la Première Guerre mondiale, commémore, cette année, le centenaire des premiers combats de chars français. Outre l’exposition au musée des Blindés à Saumur, des cérémonies officielles auront lieu les 20 et 21 mai au monument des chars d’assaut de Berry-au-Bac et au lieu-dit du moulin de Laffaux.

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Le 16 avril 1917 débute le premier engagement opérationnel de chars d’assaut français dans la bataille du Chemin des Dames ou "offensive Nivelle" en Champagne, sur le territoire de la commune de Berry-au-Bac (Aisne). Les chars d’assaut avaient déjà été utilisés par les Britanniques quelques mois auparavant en septembre 1916 dans la Somme. Cette nouvelle attaque se distingue par l’ampleur du nombre de blindés utilisés - 130 - et la nouveauté du matériel mis en œuvre. Le premier engin utilisé est le Schneider, du nom de l’entreprise qui l’a construit sous la direction du général Estienne, ″père″ des chars en France.

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Quelques jours plus tard, le 5 mai, un autre type de blindé, le Saint-Chamond, est utilisé dans une nouvelle attaque au lieu-dit le moulin de Laffaux à 35 km plus à l’est.

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Lourds et puissants
Ces deux véhicules sont élaborés en 1916. La conception puis la fabrication de ces armements novateurs sont perçues comme la solution pour enfin percer le front statique et se remettre en mouvement afin d’abréger cette guerre sans fin. Le Schneider est un véhicule de treize tonnes, armé d’un canon de 75 mm coaxial court et de deux mitrailleuses Hotchkiss de 8 mm. Un moteur de 60 CV permet un déplacement de 2 à 7 km/heure avec un équipage de six à sept hommes. Le Saint-Chamond est plus lourd avec un poids de vingt-trois tonnes embarquant un canon de 75 mm modèle 1897 et quatre mitrailleuses Hotchkiss de 8 mm, servis par un équipage de huit hommes. Il est propulsé par un moteur Panhard et Levassor de 90 CV qui alimente deux moteurs électriques pour mouvoir chaque chenille.

Deux chars prêts à rouler
Ces deux types d’engins ne subsistent qu’à un seul exemplaire chacun et appartiennent aux collections du musée des Blindés de Saumur. Ils ont fait l’objet d’une restauration complète pour les commémorations du centenaire et sont en état de rouler. Ils seront les pièces maîtresses de l’exposition du centenaire, manifestation unique, qui débutera mi-avril, sur l’apparition des blindés sur le front occidental. Des cérémonies auront également lieu les 20 et 21 mai à Berry-en-Bac au moulin de Laffaux. Un camp des chars sera organisé au centre du village avec des groupes de reconstitutions. Des animations et des démonstrations dynamiques ponctueront ces deux journées.
Enfin, la partie blindée du Carrousel de Saumur, qui aura lieu le 20, 21 et 22 juillet, contera 100 ans de chars dans l’armée française. Plus de trente blindés historiques seront mis en scène et feront revivre aux spectateurs l’épopée des chars en France de 1917 à nos jours.

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L’exposition intitulée "1917 : le choc et le feu » sera présentée au musée des Blindés à Saumur (Maine-et-Loire) du 13 avril au 11 novembre 2017 .
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bison126
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MessageSujet: Re: Il y a cent ans, les premiers chars français   Dim 16 Avr 2017 - 7:39

Je vais essayer de faire un tour à Berry-au-bac fin mai. J'ai bien envie de voir le St Chamond et le Schneider en mouvement.

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MessageSujet: Re: Il y a cent ans, les premiers chars français   Dim 16 Avr 2017 - 13:55

Pour moi, c'est déjà prévu depuis longtemps ! Smile

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MessageSujet: Re: Il y a cent ans, les premiers chars français   Lun 17 Avr 2017 - 12:29

Le 17 avril 1917, le général Jean Estienne, le patron de l’Artillerie Spéciale (AS) nouvellement créée, a de quoi être en proie au désarroi. La veille, les premiers chars d’assaut français – des Schneider CA1 – venaient de subir leur baptême du feu lors de l’offensive du Chemin des Dames.

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Et, au soir de cette première journée de combats, le bilan était désastreux puisque, comme les « tank » Mark I britanniques quelques mois plus tôt, lors de la bataille de la Somme, les 128 Schneider CA1 engagés dans la bataille, à hauteur de Berry-au-Bac, venaient en effet de subir de lourdes pertes.
Le général Estienne s’était intéressé assez tôt à l’idée consistant à développer un engin qui serait blindé, armé et chenillé pour progresser sur des terrains difficiles. Chef de corps du 22e Régiment d’Artillerie (RA), il proposa au général Joffre, alors commandant en chef, un projet de « cuirassé terrestre » de 12 tonnes, capable de se déplacer à la vitesse de 9 km/h et armé de deux mitrailleuses ainsi que d’un canon de 37mm. En outre, cet engin devait être en mesure de tracter une remorque chenillée et blindée susceptible de transporter une vingtaine de fantassins.

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Le projet fut alors adopté. Et le général Estienne, qui était encore colonel à l’époque, rencontra Eugène Brillé, l’ingénieur en chef de la société Schneider qui travaillait déjà à la réalisation d’un véhicule de combat à chenilles. En janvier 1916, le dossier étant bouclé, il obtint le feu vert du général Joffre, lequel demanda au secrétaire d’État à la guerre de commander 400 « cuirassés terrestres ».
Seulement, Jean Estienne se heurta à la Direction des services automobiles, laquelle n’avait guère apprécié de voir un officier imposer un projet sans être passé par la voie hiérarchique. Et comme elle ne put s’opposer frontalement à un ordre du commandant en chef, elle multiplia les embûches, en demandant sans cesse de nouvelles modifications à ce « cuirassé terrestre ». Dans le même temps, elle lança un projet concurrent, qui allait donner, plus tard, le char Saint-Chamond, commandé à 400 exemplaires.

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Quant à Jean Estienne, il dut renoncer à la remorque blindée que devait tracter son cuirassé blindé. Et les modifications imposées aboutirent à la mise au point du Schneider CA1, un char de 13,6 tonnes, armé d’un canon de 75 mm Blockhaus Schneider et deux mitrailleuses Hotchkiss de 8 mm. Doté d’un moteur de 60 CV, il pouvait rouler à 7 km/h maximum et emporter une équipage de 6 à 7 hommes.
Peu avant le déclenchement de l’offensive du Chemin des Dames, le général Estienne, nouveau commandant de l’Artillerie Spéciale, n’était pas très chaud à l’idée d’engager ses chars, dans la mesure où leur emploi faisait alors l’objet d’une divergence de vues avec le général Robert Nivelle, devenu commandant en chef en décembre 1916.

Victimes de pannes, repérés par des observateurs allemands qui les signalaient à leur artillerie et ayant des difficultés à manœuvrer, les Schneider CA1, répartis en deux groupements (Chaubès et Bossut) ne purent remplir la mission que le commandement attendait d’eux. En outre, il fut mis en évidence que leur protection, notamment au niveau de leur réservoir d’essence, était insuffisante.

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Cette déconvenue aurait pu marquer la fin du char de combat… Mais il n’en fut rien. Le 5 mai 1917, 32 Schneider CA1 et 16 nouveaux chars Saint-Chamond (22 tonnes) permirent à la 3e Division d’Infanterie de reprendre la possession du plateau de Laffaux, au prix de 12 engins perdus.
Un temps menacée, l’Artillerie spéciale fut maintenue. Une décision heureuse (et rendue possible par le départ du général Nivelle) car, alors que les Allemands, forts de leur succès remportés face aux chars alliés, prendront du retard dans ce domaine, les Français apprendront de leurs déconvenues passées… Ce qui donnera naissance au très efficace char FT-17 de Renault, lequel fera son apparition sur le champ de bataille en mai 1918.

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MessageSujet: Re: Il y a cent ans, les premiers chars français   Mar 18 Avr 2017 - 6:48

Un Saint-Chamond restauré pour ses 100 ans !, au musée des blindés de Saumur.

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