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 Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018

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BTR
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MessageSujet: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Mar 14 Fév 2017 - 10:01

Après 15 ans d’opérations, l’équivalent de 30 tours du monde et plus de 41 000 catapultages, le porte-avions français est entré hier matin dans les bassins Vauban, à Toulon, pour débuter son second arrêt technique majeur (ATM), doublé d’une modernisation à mi-vie.

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D’un coût de 1.3 milliard d’euros, ce chantier colossal, placé sous la maîtrise d’œuvre de DCNS et la maîtrise d’ouvrage conjointe de la Direction Générale de l’Armement (DGA) et du Service de Soutien de la Flotte (SSF), va durer 18 mois, dont un an de cale sèche.
En tout, 200.000 lignes de travaux sont prévues, soit plus double de ce qui avait été effectué lors du premier ATM du Charles de Gaulle, en 2007/2008. Quelques 1 100 membres d’équipage vont participer à cet arrêt technique, ainsi qu’un millier de collaborateurs de DCNS et de ses sous-traitants (160 entreprises). Pour les industriels, ce programme représente 2.5 millions d’heures de travail.
Rechargement des cœurs nucléaires, visites et maintenance d’équipements, mais aussi rénovation de nombreux systèmes vont être menés à bien en vue d’un retour en flotte du bâtiment amiral de la flotte française au second semestre 2018.

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PAPY GEGE
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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Mer 15 Fév 2017 - 0:19

L'inconvénient d'avoir qu'un porte-avions
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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Ven 24 Fév 2017 - 12:18

Quand le Charles se rénove, ses aéro volent !
On le sait déjà, quelques Rafale Marine iront eux aussi continuer le combat contre Daech,
sur la base aérienne projetée de Jordanie (BAPJ), avec l'armée de l'air.
Il est vraisemblable que la Marine pourra aussi contribuer plus largement à la police du ciel en France, une mission pas forcément secondaire par les temps qui courent.
Et, on l'a appris hier, un des trois Dauphin Pedro de la 35F de Hyères, utilisés pour la sécurité à l'appontage et au catapultage, naviguera avec la mission Jeanne d'Arc.

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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Dim 26 Fév 2017 - 12:54

Le choix d'un seul PA... et en conséquence 18 mois sans présence aéronavale autour du globe et quand même une perte de savoir qu'il faudra durement travailler lorsque les flottilles reviendront à bord. Dommage de ne pas avoir les moyens de nos ambitions.

De plus quand il reprendra la mer il faudra se pencher sur la faisabilité de lui donner un successeur ou pas vu qu'il ne nous restera qu'une quinzaine d'année avant de le réformer.
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mummel
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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Dim 26 Fév 2017 - 14:09

Merci Mitterrand.

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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Mar 28 Fév 2017 - 12:08

Même le socialiste de gauche Benoît HAMON - qui n’oublie pas qu’il est Brestois - est pour. La construction d’un nouveau porte-avions (PA) sera l’un des dossiers du prochain président de la République.
Des études préliminaires pourraient être lancées, pour un coût d’environ 100 millions d’euros par an durant le futur quinquennat. Certains plaident pour un feu vert à la construction vers 2020, qui pourrait aboutir à une mise en service opérationnelle vers 2035… Tout cela reste encore flou.
Une chose est certaine : il ne s’agit pas de construire un second porte-avions, mais bien un successeur au Charles-de-Gaulle, même s’il est possible que pendant une période de tuilage, la Marine aligne deux PA. Autre quasi-certitude : le bateau sera construit à Saint-Nazaire, et non à Brest comme son prédécesseur.
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fetnat52
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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Mar 28 Fév 2017 - 13:18

Merci pour cet article très intéressant.
Remarque simpliste : s'il n'y a pas de volonté politique (budgétaire) d'avoir 2 PA sur La durée, La probable période de recouvrement entre les 2 unités ne peut impliquer une véritable "mise en ligne" simultanée qui nécessiterait le déploiement de moyens immenses dont l'investissement pour une période limitée serait injustifiable.

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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Mer 22 Mar 2017 - 11:25

Le magazine Marine & océans, animé par Bertrand de Lesquen, et le Cluster maritime français ont interrogés les six principaux candidats à l’élection présidentielle sur le budget de la défense, le second porte-avions et l’économie maritime. Leurs réponses intégrales peuvent être lues sur le site de Marine & océans.
Lien : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Voici néanmoins des extraits de leurs réponses (par ordre alphabétique) sur la question du second porte-avions.

Nicolas Dupont-Aignan : « Je suis favorable à la construction d’un deuxième porte-avions. Nous devons débuter la construction des 2017. Cela représente un coût total de 4 milliards d’euros ».

François Fillon : « Notre porte-avions actuel devra être retiré du service actif dans les années 2035-2038, et il faudra dix à quinze ans pour construire son successeur. La nécessité est donc d’engager rapidement les études pour la construction de ce futur porte-avions. Plus ces études auront lieu tôt, plus la mise à l’eau de ce bâtiment pourra être avancée, permettant à notre groupe aéronaval d’être opérationnel avant la fin de service du Charles de Gaulle. »

Benoît Hamon : « Au regard des contraintes budgétaires, je n’ignore pas que le coût d’acquisition d’un second porte-avions, aujourd’hui estimé aux alentours de 8 à 9 milliards d’euros, peut constituer un véritable obstacle. Néanmoins, il me semble qu’il est nécessaire d’en débattre, ainsi que des économies d’échelle possibles. Le remplacement du Charles de Gaulle sera également bientôt abordé. Je ne veux pas, non plus, écarter la perspective d’une construction en coopération avec certains de nos partenaires comme l’Allemagne. »

Marine Le Pen : « Il faut lancer, dès cet été, les études industrielles (conception de porte-avions plus lourds, chaufferies nucléaires, etc.) pour remettre l’ensemble des acteurs (Marine, DGA et industriels) en mesure de lancer dès 2018 - première annuité de la LPM que je ferai voter à l’automne -, un programme visant à adjoindre au Charles de Gaulle un sistership au plus vite – que je baptiserai Richelieu - et qui remplacera le Charles de Gaulle vers 2030/35. Le développement du Richelieu servira ensuite au lancement d’un deuxième porte-avions de manière à garantir, autour de 2040, la permanence du groupe aéronaval. »

Emmanuel Macron : « Lorsque le Charles de Gaulle arrivera en fin de vie, à l’horizon 2040, il faudra que la France dispose d’un porte-avions pour le remplacer. Nous ne pouvons pas nous passer de cet outil militaire stratégique. »
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Jacob
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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Jeu 23 Mar 2017 - 1:34

ils sont en campagne !!!!!!
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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Sam 15 Avr 2017 - 4:51

A quoi ressemblerait le second porte-avions français ?
La plupart des candidats à l’élection présidentielle prônent le lancement d’études préalables à la construction d’un second porte-avions, complémentaire au Charles de Gaulle. Un projet à 4,5 milliards d’euros dont les contours semblent déjà assez bien définis.

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C'est l'invité surprise de la campagne présidentielle. Un invité de 60.000 tonnes et 300 mètres de long, qui a peu de chances de passer inaperçu. Après avoir longtemps végété dans les cartons de la Marine nationale, le projet de second porte-avions est brusquement revenu sur le devant de la scène politique ces derniers mois. Parmi les principaux candidats à l'Elysée, François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron sont d'accord pour enclencher rapidement les études préalables à la construction d'un tel navire. Marine Le Pen assure même, dans un entretien à la revue DSI, vouloir "lancer immédiatement la construction d'un second porte-avions". Une promesse quasiment impossible à tenir, des études étant indispensables pour développer le programme.

Pourquoi ce retour en grâce ? "La question du porte-avions est ravivée par l'affirmation de puissances émergentes ou ré-émergentes dans la sphère navale", résume Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur associé à l'Institut Thomas More, et auteur d'une note sur la question publiée vendredi 14 avril.
La Russie a utilisé son porte-avions Amiral Kuznetsov en Méditerranée orientale pour ses opérations en Syrie, et envisage un second porte-avions de 100.000 tonnes, plus de deux fois la taille du Charles de Gaulle. La Chine a déjà deux porte-avions et devrait en avoir trois à l'horizon 2025. Les alliés occidentaux de la France croient aussi plus que jamais à l'outil: les Etats-Unis en ont dix en service, et le Royaume-Uni est en train d'en construire deux.

- 4,5 milliards sur dix ans
La France, dont l'unique porte-avions est en maintenance pour 18 mois à Toulon, serait bien inspirée de leur emboîter le pas, assurent les soutiens au projet. "C'est un outil essentiel de message stratégique, assure le capitaine de vaisseau Pierre Vandier, ancien commandant du Charles de Gaulle. Le porte-avions permet de s'affranchir des accords internationaux pour l'utilisation de bases au sol, ce qui permet une grande flexibilité dans un monde mouvant. On pourrait dire qu'un porte-avions, c'est 42.000 tonnes de diplomatie." Ne disposer d'un tel outil que 60% du temps, comme c'est actuellement le cas, prive la France d'une "permanence à la mer" de ses porte-avions, un critère essentiel de puissance stratégique.
Selon les estimations, le coût d'un tel programme tournerait entre 3 et 4,5 milliards d'euros sur dix ans. L'Institut Thomas More retient ce dernier chiffre, soit "1,5% du budget de défense et 0,02% du PIB". Un coût acceptable si le budget de défense monte progressivement, comme le promettent la plupart des candidats à l'élection présidentielle, à 2% du PIB ces prochaines années. "A l'époque de sa construction, le Charles de Gaulle ne représentait que le douzième programme d'armement de la France", rappelle Jean-Sylvestre Mongrenier. "Le coût d'un nouveau porte-avions est équivalent à la construction de 200 km de ligne TGV", assure un soutien du projet. Le coût pourrait d'ailleurs être allégé si la France coopère avec l'Inde ou le Brésil, qui veulent construire des porte-avions et n'ont jamais caché leur intérêt pour le savoir-faire de DCNS.

- Un navire plus grand que le Charles de Gaulle
A quoi pourrait ressembler le nouveau navire ? Avec 60.000 tonnes déplacées contre 42.000 pour le Charles de Gaulle, il serait plus lourd et plus long (300 m contre 260 m) que son prédécesseur afin, notamment, de pourvoir mener simultanément des manœuvres d'appontage et de catapultage, ce dont le porte-avions actuel n'est pas capable. Cette taille permettrait aussi d'installer une catapulte plus grande (90 m contre 75 m actuellement), apte à faire décoller des avions lourdement armés. Le nouveau navire pourrait embarquer à la fois des chasseurs Rafale et d'éventuels drones de combat type FCAS (Future Air Combat System), le programme franco-britannique de drones de combat. Le navire resterait cependant plus petit que ses homologues britanniques (70.000 tonnes) ou américains (100.000 tonnes pour l'USS Gerald R. Ford).
La Marine nationale semble pousser pour une propulsion nucléaire, qui permet des ravitaillements deux fois moins fréquents et prend moins de place qu'une propulsion classique. Le porte-avions Foch consommait 400 m3 de gazole par jour, l'équivalent de dix camions citernes. Le Charles-de-Gaulle consomme, lui, l'équivalent d'un morceau de sucre en uranium. Ce choix d'une propulsion nucléaire serait un revirement à 180 degrés : la coopération lancée en 2006 entre la France et la Grande-Bretagne sur un programme commun de porte-avions (deux pour Londres, un pour Paris) était basée sur le choix d'une propulsion classique.

- Fiasco du projet franco-britannique
Le projet commun avait fait long feu en 2009, et s'était révélé un véritable fiasco financier pour le ministère de la Défense français, qui a en quelque sorte financé une partie des deux porte-avions britanniques en cours de construction ."Les 103 M€ versés au Royaume-Uni comme ticket d'entrée [...] constituent une pure contribution française au financement des porte-avions britanniques dans la phase de définition du programme", dénonçait la Cour des Comptes dans son rapport annuel en 2014. Côté catapultage, la note de l'Institut Thomas More envisage un recours à des catapultes à vapeur, la même technologie que sur le Charles de Gaulle, "la technologie des catapultes électromagnétiques qui équipent l'USS Gerald R. Ford, n'étant pas encore mature et exportable".
Les soutiens du projet assurent qu'une décision sur le deuxième porte-avions doit être prise rapidement. La note de l'Institut Thomas More estime la durée des études préalables à deux ans pour un navire à propulsion classique, et quatre ans pour un bâtiment à propulsion nucléaire, la construction étant estimée à dix ans. D'autres sources sont plus optimistes, évoquant dix ans en tout, grâce à l'outil industriel de STX France à Saint-Nazaire, qu'est en train de racheter l'italien Fincantieri. Même avec une décision prise en 2017, l'entrée en service ne serait pas envisageable qavant 2027-2030. A cet horizon, le Charles de Gaulle ne sera plus très loin de la retraite : il devrait être retiré du service entre 2038 et 2041. D'où l'idée de ne pas concevoir un, mais deux navires jumeaux ("sister ship"), qui entreraient en service respectivement en 2030 et 2040. Et permettraient d'amortir les coûts fixes du programme.
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MessageSujet: Re: Le Charles de Gaulle en cale sèche jusqu'au 2° semestre 2018   Sam 15 Avr 2017 - 9:52

Disposer d’un porte-avions est essentiel pour une puissance qui prétend vouloir jouer les premiers rôles sur la scène internationale pour faire valoir ses intérêts. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Chine et l’Inde entendent développer leur capacités aéronavales et que les États-Unis veulent préserver les leurs ou que le Royaume-Uni a l’intention de retrouver les siennes, avec la construction des HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales.
Un porte-avions, accompagné de son groupe aéronaval (frégates, sous-marins) pour le protéger, permet d’intervenir militairement quand il n’est pas possible de disposer de bases terrestres au plus prêt de la zone des opérations. En outre, c’est un outil stratégique et diplomatique de premier plan. Les marins disent même qu’un bâtiment comme le Charles-de-Gaulle représente « 42.000 tonnes de diplomatie ».

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Aussi, à l’heure où, justement, le navire amiral de la Marine nationale est immobilisé pour 18 mois en raison d’un arrêt technique majeur à mi-vie, la question de lancer les études de son successeur, voire pour doter la France de deux porte-avions, est évoquée par la plupart des candidats à l’élection présidentielle.
Rare sont ceux qui se disent prêt à faire l’impasse sur cette capacité, hormis peut-être Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pas très clair sur ce sujet. Si son programme estime que « l’opportunité de remplacer le le porte-avions Charles-de-Gaulle d’ici 2040 par deux bâtiments moins onéreux doit être discutée », son porte-parole pour les affaires de défense, Djordje Kuzmanovic, a précisé, lors d’une table ronde de l’ANAJ-IHEDN que la « question d’un deuxième porte-avions est un faux problème » étant donné qu’il « ne serait déployé qu’en Méditerranée où toutes les opérations envisagées sont possibles depuis la base de Solenzara. »
Quoi qu’il en soit, dans une note publiée par l’Institut Thomas More, Jean-Sylvestre Mongrenier, docteur en géopolitique de l’Institut Français de Géopolitique (Paris-VIII), fait valoir que « si le prochain chef de l’État ne prenait pas la décision de construire un second porte-avions et de prévoir le successeur du Charles-de-Gaulle, la France serait déclassée sur les plans diplomatique et militaire et sa voix ne porterait plus. » Et d’insister : « L’ambition du grand large que signifierait le retour de la permanence à la mer d’un groupe aéronaval français est aussi une ambition de civilisation : la liberté et la prospérité des sociétés occidentales reposent sur la maîtrise de l’élément marin. »
Par ailleurs, souligne le chercheur, « l’absence de permanence d’un groupe aéronaval national à la mer constitue un paradoxe au regard de ce que représente la France, en tant que puissance maritime ». En effet, le domaine maritime français est le second au niveau mondial, avec plus 10 millions de kilomètres-carrés.
D’où son plaidoyer pour le lancement, dès 2017, des études de conception d’un second porte-avions afin de garantir à la France une capacité aéronavale permanente, à l’heure où les tensions géopolitiques se font de plus en plus vives. La construction de ce navire pourrait ainsi commencer dès 2022, pour une mise en service en 2030.
Qui plus est, la construction d’un second porte-avions est essentielle pour maintenir des capacités et des compétences industrielles clés, en particulier celle de la filière nucléaire. L’enjeu est d’autant plus fondamental que l’avenir de la Force océanique stratégique (FOST) en dépend.
Comme l’avait souligné Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l’armement (DGA), ce futur porte-avions sera plus imposant que le Charles-de-Gaulle et ses 42.000 tonnes, en raison de l’évolution des normes de sûreté et de l’amélioration de la protection.
Cela étant, Jean-Sylvestre Mongrenier de construire un porte-avions qui viendrait en complément du Charles-de-Gaulle, dont le retrait en service serait effectif, au plus tard, en 2041. Dans ce cas, la Marine nationale disposerait d’une permanence aéronavale pendant une petite dizaine d’années, ce qui laisserait le temps d’envisager la construction d’un « sister-ship » susceptible d’être opérationnel d’ici 2040.
Quant à l’investissement nécessaire, le chercheur estimé qu’il est largement à la portée du budget de la Défense. Le coût d’un deuxième porte-avions (en complément du Charles-de-Gaulle) serait, avance-t-il, de 4,5 milliards d’euros (c’est une fourchette haute, la DGA ayant avancé 4 milliard). Soit 450 millions d’euros par an sur une décennie. Et cela représenterait 1,5% du budget de la Défense et seulement 0,2% du PIB. Et cela, en sachant que les dépenses publiques de la France s’élèvent plus à 57% du PIB…

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